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| Nire lursailak hazten dut, nire gari uzta, ehotzeko ogia ale batean, eta gero nire irina biltzen dut eta nire ogia egur-labean eretzen dut. Prozesu osoa hazia organiko entrega mota da. | Installé depuis quelques
années sur
GARAZI, je cultive mes parcelles de terre, récolte mon
blé, mouds les grains sous une meule de pierre, puis je
pétris ma farine et cuit mon pain dans un four
alimenté
au bois. Toute la démarche est de type bio à 100
%, de la
semence à la livraison.Les terres pour le blé...Après avoir cultivé des terres à DOMEZAIN, je cultive désormais des terres situées à AROUE, près de Saint Palais, terres qui m'ont été attribuées par le GFAM LURRA en 2010, grâce à l'apport de centaines de membres qui ont souscrtit pour acheter 10 hectares de terres. Ma première production de blé a atteint 150 quintaux de blé.Le blé
pour la farine...
La
récolte moissonnée est stockée dans
des silos
à Saint Jean le Vieux, sur une ferme louée
à un
fermier retraité. Cette opportunité me permet de
regrouper la quasi totalité de mon activité au
même
endroit. La farine sort de mon moulin de pierre.
Pour ne
conserver qu'une farine de type 80 de bonne tenue, je sépare
l'excès de son pour le plus grand bonheur des ânes
de mon voisin. La farine pour la pâte...Je pétris 50 kg de pâte par fournée, deux à trois fois par semaine selon la demande. La levée est assurée par un levain que je fabrique moi-même selon une recette ancienne et éprouvée.Je garde ainsi le contrôle total de mes pâtons qui grandissent dans une pièce aérée et tempérée au gré des saisons. La pâte pour le pain...Enfin,
après 24 heures de patience, je peux faire cuire mes pains,
façonnés à la main ou dans des moules
calibrés, dans un four à bois
spécialement
fabriqué selon mes exigences. Le bois est issu de palettes
dont
je garantis la provenance et la pureté. Le
résultat est
un pain de 500 gr à 1 kg, qui tient la semaine pour celui
qui a
la patience de le garder sans le manger en totalité le
premier
jour. Les plus pressés n'ont malheureusement pas le temps de
le
voir durer quelques jours pour peu que l'on prenne soin de l'envelopper
de papier. Le pain pour le plaisir !Enfin, après des heures de préparation, de levée, de cuisson, mon pain est prêt à être livré aux gourmands.Mes premiers clients étaient membres de l'AMAP de Garazi, c'est grâce à leur confiance et à leur soutien que j'ai réussi à prendre mon envol. Mes objectifs de vivre de mon activité de paysan boulanger devraient être atteints avec une production de 150 kg de farine par semaine, soit 200 à 250 pains par semaine. Vous êtes peut être de ceux qui feront que ce pari sera, ou non, réussi.
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